belette Administratrice

Sexe:  Inscrit le: 27 Nov 2006 Messages: 1709
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Posté le: Lun Mai 12, 2008 3:36 pm Sujet du message: Les clowns à l'hôpital, c'est sérieux |
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Les « hôpiclowns », de l'association le Rire Médecin, présents dans trente-six services pédiatriques, veulent que leur activité soit reconnue comme un vrai métier. Car leur présence est un plus, mais jouer auprès de petits patients ne s'improvise pas...
ET SOUDAIN du bruit dans le couloir... Une porte qui claque et un grand éclat de rire, et c'est tout l'étage qui change d'espace-temps. Dans les services pédiatriques, seuls les clowns de l'association le Rire Médecin ont ce pouvoir-là.
Mais les clowns à l'hôpital, ce n'est pas (que) de la rigolade ! Ils sont aujourd'hui - après dix-sept années de présence au chevet des petits malades - victimes de leur succès.
Car désormais, des clowns, tous les hôpitaux en veulent. Et qu'importe s'ils ne sont pas formés, du moment qu'ils fassent rire les patients. Problème : ces clowns, armés de la meilleure volonté du monde, font parfois plus de mal que de bien. Pour stopper ce développement anarchique, les hôpiclowns du Rire Médecin, les « vrais » clowns à l'hôpital, veulent que leur activité soit reconnue comme un vrai métier. Avec un plan d'attaque nommé Cap 200 000 Sourires - qu'ils dévoilent aujourd'hui -, ils lancent un label de qualité en ouvrant une école de formation, l'institut du Rire Médecin, qui, en lien avec la fac de médecine, veut former 5 000 hôpiclowns.
« Que ça se développe, c'était bien sûr notre souhait, commente Marc Avelot, secrétaire général du Rire Médecin, mais on craint que cela ne se fasse pas dans la qualité. » Il se rappelle d'une prestation catastrophique de clowns entrant dans une chambre d'anorexiques en criant « Alors, quand est-ce qu'on mange ? »... Son rêve : des hôpiclowns dans tous les services pédiatriques (soit 450 services différents en France). Actuellement, ils sont présents dans 13 hôpitaux (36 services pédiatriques) où 70 clowns font des visites deux fois par semaine.
« Rien n'est moins évident que rire au milieu de la douleur »
Ils n'ont pas l'air comme ça, avec leur nez rouge et leurs dégaines burlesques, mais ils ont tous reçu une formation médicale de trois mois. Ils connaissent les maladies, les traitements. « Jouer pour les enfants hospitalisés ne s'improvise pas car rien n'est moins évident que rire au milieu de la douleur, continue Marc Avelot. Des gestes inappropriés peuvent provoquer de gros dégâts. » Des enfants qu'ils visitent, ils savent tout : de quoi ils souffrent, quel examen ils vont faire aujourd'hui. Et aussi leurs goûts, leur couleur préférée. L'improvisation rime avec travail et collaboration avec les soignants (ils ont même le droit, comme à l'hôpital, de Créteil, d'écrire dans le dossier médical de l'enfant). « Le matin, les blouses blanches passent les commandes, nous demandent des aides au diagnostic (comment bouge-t-il son bras ?), réclament notre présence pendant des soins douloureux, souligne Marie-Céline Kas, une des responsables de l'association. C'est du sur-mesure. »
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