belette Administratrice

Sexe:  Inscrit le: 27 Nov 2006 Messages: 1754
crayon: 4263
|
Posté le: Ven Avr 18, 2008 1:26 pm Sujet du message: Chéri, lâche ton Blackberry ! |
|
|
| Citation: |
Même en vacances, il ne lâche pas son Blackberry ? Pourquoi, et comment ne pas le laisser gâcher vos moments en famille.
On le surnomme « Crackberry »
Le Blackberry, c’est le nom d’un ordinateur de poche qui permet de téléphoner et de recevoir des mails à tout moment. Lancé en 1998 par la société canadienne Research in Motion (RIM), le Blackberry a déjà conquis plus de 7 millions d’abonnés... qui ne peuvent plus s’en passer !A tel point que certains sont même devenus complètement accros à ce qu’ils surnomment leur « CrackBerry » ! Résultat, aux États-Unis, les cures de désintoxication pour « serial BlackBerrier » se multiplient. En France, comme partout, l’usage des BlackBerry et autres ordinateurs de poche s’est répandu comme une traînée de poudre. Et si les études sur le sujet sont rares, plus d’un propriétaire s’avoue accro ! Selon Virgin Mobile, 90 % des utilisateurs de téléphones mobiles ne peuvent s’en séparer plus d’une heure et 60 % trouvent plus grave de le perdre que leur portefeuille !
«Au début, c'est grisant. On se sent comme Dieu »
Le Blackberry est un piège insidieux et séduisant, comme le raconte Pierrick, 42 ans : « Au début, c'est grisant. On se sent comme Dieu. Productif. Puissant. Partout. On vérifie compulsivement nos courriels, même quand le petit voyant rouge ne clignote pas. On envoie des courriels pour un oui ou pour un non. Et quand on en reçoit un, c'est immanquable: il faut y répondre. Ici, maintenant, tout de suite. » Au point de ne parfois le lâcher ni pour aller aux toilettes, ni sur la plage. Le plaisir est celui que procure une drogue : se sentir relié, connecté calme une angoisse. Et procure l’illusion d’être indispensable.
Quand le travail devient une drogue
Si l’on creuse plus loin, l’utilisation excessive du Blackberry permet d’éviter de se poser des questions sur ce qui ne va pas dans sa vie, estime le Pr Michel Lejoyeux, psychiatre à l’Hôpital Bichat-Claude Bernard à Paris. « Arrêter de travailler, c’est commencer à penser à soi, à communiquer avec les autres. Pour ceux qui en ont perdu l’habitude et qui sont plus proches de leurs collègues de travail que de leur femme ou leurs amis, c’est difficile. » Lâcher le Blackberry, c’est aussi accepter de renoncer pour le temps des vacances à occuper une fonction sociale pour être soi, tout simplement.
Lâcher son Blackberry en vacances, c’est pourtant indispensable. Pour les proches d’abord, qui supportent difficilement de voir leur mari ou leur papa esclave de son travail. Pour l’intéressé aussi, il est indispensable de tracer une frontière entre vie privée et vie publique. « Les travailleurs les plus efficaces savent se reposer. » souligne le Pr Lejoyeux.
stratégies de sevrage
Décidez avec votre homme d’un jour complet de sevrage : le Blackberry éteint tout une journée, encouragez-le à analyser les pensées qui lui traversent l’esprit ce jour-là. Une bonne façon de l’aider à prendre conscience de sa dépendance.
Plutôt que de lui reprocher ses pianotages incessants et de le « braquer », proposez-lui des activités qui n’engagent pas le virtuel, conseille le Pr Lejoyeux. Un sport, du jardinage, une randonnée en famille : les activités qui mettent en jeu le corps, l’effort et les sensations physiques n’ont pas leur pareil pour donner de l’épaisseur à la vie et remettre le Blackberry à sa vraie place : celle d’un outil de communication pour les véritables urgences.
|
_________________
Belette |
|