janou
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Sexe:  Inscrit le: 16 Mar 2008 Messages: 539
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Posté le: Dim Avr 13, 2008 3:23 pm Sujet du message: 25 idées reçues sur l'amour (vrai ou faux?) |
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Faire l'amour, c'est top pour la santé
Vrai. Enfin une source de plaisir qui ne donne ni cholestérol, ni diabète, ni cancer, ni maladie cardiovasculaire, ni hypertension. « Lors d'un rapport sexuel, l'homme comme la femme sécrètent de l'ocytocine, une substance qui active le système immunitaire, met le corps en position de détente et de récupération, favorise le bien-être et atténue les angoisses », détaille Lucy Vincent. Il semblerait même que faire l'amour assez souvent atténue les migraines. Si c'est pas le monde à l'envers, ça !
On a plus de désir à certaines périodes du cycle
Vrai. Et il tombe pile poil au moment de l'ovulation. C'est hormonal, on n'y peut rien. C'est la nature, comme on dit, et elle est bien faite.
On a moins de libido quand on est casée
Vrai. Comment le dire sans effrayer les bébés couples encore tout fringants ? Oui, ça chute au fil des années ! Les statistiques (grande enquête « Contexte de la sexualité en France » CSF Inserm, mars 2007) sont formelles. La fréquence des rapports sexuels diminue au fur et à mesure de la relation : de 12 par mois chez ceux dont la relation date de moins de 6 mois, on passe à 8 quand elle date depuis plus de 5 ans. Donc, plus on reste longtemps avec un même (et seul ?) homme, moins on fait l'amour, et plus les périodes « soft » (= pas de sexe) sont fréquentes. 13 % des femmes et 10 % des hommes en couple depuis 3 ans déclarent ne pas avoir fait l'amour pendant au moins 3 mois. Et chez les casés depuis plus de 6 ans, la proportion s'élève à 17 % de femmes et 16 % d'hommes. En cause : la lassitude, mais aussi une baisse programmée de testostérone chez nos mâles. Pour qu'ils n'aillent pas voir ailleurs. Et toc...
L'amour dure trois ans
Vrai. C'est ce qui ressort de toutes les études. « Trois ans, c'est à peu près le temps qu'il faut à un enfant pour pouvoir survivre seul, sans le caractère nourricier et protecteur de ses deux parents, argumente Lucy Vincent. Afin d'assurer leur descendance, deux êtres humains qui s'aiment sont donc biologiquement programmés pour rester ensemble pendant cette durée. » Mais voilà, après l'amour passion, vient le temps de l'amour raison, celui de l'envie de construire et... celui des menottes en fausse fourrure. Hé, faut bien trouver un moyen de rester attachés l'un à l'autre !
Les femmes démarrent leur vie sexuelle plus tard que les hommes
Vrai. Mais on bosse de plus en plus dur pour combler notre retard ! En un demi-siècle, l'âge médian des hommes au premier rapport sexuel s'est abaissé d'un an et demi (de 18,8 ans pour les générations âgées aujourd'hui de 65 à 69 ans, à 17,2 pour les plus jeunes), alors que celui des femmes, initialement beaucoup plus élevé (20,6 ans), a chuté de 3 ans (17,6 ans pour les femmes âgées de 18 ou 19 ans).
Côté sexe, les hommes font moins de chichis que les femmes...
Vrai. En clair, est-ce qu'ils sautent sur tous les jupons qui froufroutent sous leurs naseaux ? Heu... peut-être. « La femme est fécondable une fois par mois, porte un enfant pendant 9 mois et allaite pendant quelque temps encore, constate Lucy Vincent. L'homme produit chaque jour des milliards de spermatozoïdes. Pour lui, toutes les occasions sont bonnes. Elle, elle se doit d'être sélective. » Résultat : le nombre moyen de partenaires sexuels des hommes est largement supérieur à celui des femmes : 11,6 contre 4,4 (en 2006...). Fidèles à leur réputation, les hommes de 18 à 24 ans sont par ailleurs deux fois plus nombreux que les femmes à considérer que l'on peut avoir des rapports sexuels avec quelqu'un sans l'aimer (57 % contre 28 %).
Le désir les rend un peu concons
Faux (un peu vrai aussi...) Comme tout être désireux d'obtenir quelque chose, l'homme devient obsessionnel. Et quand on est obsédé par quelque chose, le cerveau se fixe sur l'objet du désir et zappe le reste.
Pas bêtes donc, mais lourds.
Mieux vaut rester célib que mal accompagnée
Vrai et faux. « L'être humain est fait pour avoir des liens sociaux, rappelle Lucy Vincent. Cela se fait soit par le biais de la famille, soit par le biais de l'amitié, soit par le biais de l'amour. On peut donc tout à fait rester célibataire et être heureux, à condition d'entretenir d'autres liens sociaux. Le couple est avant tout une institution biologique, destinée à assurer la reproduction. » Bon, mieux vaut donc être un peu entourée quand même, surtout quand on est célib, sinon, on risque fort de virer un peu Miqueline (celle d'Elie Semoun), tellement contente de n'avoir de comptes à rendre à personne en matière de choix télé ! Et ce n'est pas forcément bien. Suffit de regarder sa tête... « Merqui beaucoup ! »
C'est la première impression qui compte
Vrai et faux. D'après une expérience « speed dating » menée en avril 2006 par le professeur en psychologie Richard Wiseman, les femmes seraient plutôt rapides, quand elles décident si elles veulent ou non revoir un homme. Sur 100 femmes, 45 tranchent en 30 secondes si Greg mérite un deuxième rendez-vous. Les hommes ne seraient que 22 % à les imiter.* Pourquoi ? Cette première impression vient du cerveau inconscient en fonction de signaux qu'il perçoit chez l'autre. « Immédiatement captées, ces données sont analysées puis transmises au conscient, explique Lucy Vincent. Le biologique cède alors le pas à l'intellect. » C'est là que le rationnel s'en mêle. Et qu'on se retrouve avec un bricoleur parce qu'on s'était juré de ne plus toucher à une boîte à outils, une fois casée. * source « ça m'intéresse », août 2007.
Etre amoureux, ça coûte un bras
Vrai. Vivre d'amour et d'eau fraîche ? Mon oeil ! C'est du moins ce que révèle un sondage réalisé en février 2007 par l'Ifop pour le site de rencontre www.parship.fr et « L'Express ». Ainsi, lors d'un premier rendez-vous amoureux, 29 % des personnes interrogées déclarent dépenser moins de 25 euros, 36 % de 25 à 50 euros, 21 % de 51 à 100 euros, et 12 % plus de 101 euros. Quant aux célibataires, ils dépensent en moyenne 466 euros par an pour rencontrer l'âme soeur. Evidemment, plus on a de rendez-vous, plus le montant est important. D'où la nécessité d'être sélective, comme le préconise Dame Nature pour la femme (franchement, la biologie est bien foutue, elle a même pensé à notre porte-monnaie).
La passion, ça ne vaut rien
Vrai. Même Eve Angeli serait d'accord : « Moi la passion, ça ne me va pas ! Pas du tout du tout. » C'est-à-dire que quand on aime comme une folle ou qu'on est aimée d'un fou, on risque fort de s'enfermer (ou de se faire enfermer) à clé dans une tour d'ivoire. Séduisant au départ, asphyxiant à la « Belle du seigneur » (Albert Cohen), « Roméo et Juliette » (Shakespeare), « Tristan et Iseult », très vite. « Hé Greg, déconne pas, file-moi la clé. »
Le coup de foudre, ça existe !
Vrai. « On peut même parler de coup de coeur, certifie Jean-Didier Vincent. Car à l'image des flèches décochées par Cupidon, quand on a un coup de foudre, des stimuli sensoriels (odeur, phéromones, forme du visage, proportions du corps...) sont envoyés et perçus par chacun des deux êtres en présence. Ces stimuli ravivent des images dans leurs cerveaux et déclenchent des réactions hormonales et neuronales en cascade. » Conséquence : il se produit un véritable big bang interne, purement biologique et on est attiré par l'autre de façon irrésistible. Même s'il n'est pas forcément beau, sexy, intelligent... Qualités dont on ornera de toute façon Roberto, si on est grave in love. D'où la fameuse question de l'amoureux transi : « Mais qu'est-ce qui m'arrive ? » Et l'autre fameuse question de notre mère : « Mais qu'est-ce qu'elle peut bien lui trouver ? »
L'amour rend complètement myope
Vrai. Bien bigleux même... « Aimer provoque dans le cerveau un aveuglement du cortex préfrontal, le siège des fonctions cognitives (= le raisonnement par exemple), explique Lucy Vincent. Comme une folie, l'amour modifie non seulement l'état de l'être aimant, mais aussi la perception de l'être aimé et, plus largement, de son environnement. » Cela explique pourquoi, au début de la relation amoureuse, on trouve ça pas grave le fait qu'il ait toujours 15 minutes de retard et tellement mignons ses petits ronflements nocturnes ! Alors qu'après 10 ans de mariage, on le bourre de coups de pied pour que ça cesse, et on le menace de divorcer s'il ne se fait pas opérer du voile au palais.
Qui se ressemble s'assemble
Vrai. « Un tel phénomène serait dû aux traces mnésiques de notre première grande histoire d'amour dans la vie, la plus durable : celle qui nous lie à nos parents, explique Lucy Vincent. Durant les premiers mois, le cerveau de l'enfant est imprégné d'odeurs, d'images. La quête amoureuse commence donc logiquement par la transposition du lien initial et des premiers éléments de satisfaction sur la personne convoitée. » Oh, mon Dieu, j'ai épousé ma mère, en fait !
L'amour rend accro
Vrai. Eh oui, c'est une drogue dure ! Pour le prouver, l'anthropologue américaine Helen Fisher a réalisé des IRM de 17 jeunes regardant une photo de leur dulcinée. Résultat : l'amour active les mêmes circuits du cerveau qui gouvernent la récompense, le plaisir et les drogues.* Les chercheurs ont par ailleurs observé des similitudes biologiques (taux de certaines substances, comme la dopamine ou la sérotonine) chez les sujets très amoureux et les drogués ou les personnes atteintes de TOC. L'histoire ne dit pas ce qu'il arrive au drogué très amoureux atteint de TOC... * source « ça m'intéresse », août 2007
Les filles préfèrent les mauvais garçons
Vrai et faux. « Les recherches montrent que cela varie en fonction du cycle, assure Lucy Vincent. En période de fertilité, les femmes sont davantage attirées par les hommes volages, possédant une certaine assurance. Pendant le reste du cycle, elles préfèrent les hommes doux. La raison ? Les machos et les voyous possèdent des gènes de survie dont elles souhaitent doter leur progéniture. » Donc le gars viril genre Benicio del Toro juste pour la procréation et Jean Dujardin en père de famille attentionné. Efficace mais pas très rock'n'roll, tout ça. Vais peut-être songer à prendre un amant, moi... Pardon, c'est pas le sujet.
Quand on est amoureuse, ça ne se voit pas
Faux. Tut, tut, tut... Quand on aime, on entre dans un état second qui se manifeste par une modification du comportement (éclats de rire débiles toutes les dix secondes, excitation décuplée, même plus besoin de dormir 4 heures par nuit...) et certaines réactions physiologiques visibles ou non : augmentation du rythme cardiaque, rougeur, tension musculaire, éclat oculaire, excès de sudation... Sans oublier les 352 SMS envoyés (ou attendus) chaque jour, l'épilation devenue hebdomadaire et notre attrait subi pour l'alphabétisation des populations peules alors qu'on a peur de traverser le périph...
Seuls les humains ont des chagrins d'amour
Vrai (scientifiquement en tout cas) Le lien amoureux entre deux êtres semble spécifique à l'homme. A ce sujet, Jean-Didier Vincent avance l'existence de deux hormones stockées dans l'hypophyse, la vasopressine et l'ocytocine, deux neuromodulateurs qui, projetés dans le cerveau humain, ont un rôle dans le processus de l'attachement. Et ça, y a pas chez les chiens, les chats, les lions... Mouais.Mais comment expliquer alors le chagrin fou du toutou qui perd son maître, la solitude du manchot qui reste veuf à vie (vu dans un doc...) et la tristesse du cheval qui perd son compagnon d'enclos (c'est du vécu !) ?Si c'est pas du chagrin, ça, qu'est-ce que c'est ?
Les hommes font souvent le premier pas
Vrai. « L'homme fonce, même s'il voit que la femme n'est pas intéressée, commente Lucy Vincent. Il multiplie les approches, y compris quand il n'est pas amoureux. Chez la femme c'est différent : elle fait d'abord son choix et s'assure que l'attirance est réciproque avant d'oser le premier pas. Ceci toujours pour les mêmes raisons biologiques (un ovule contre des milliards de spermatozoïdes) : la femme est sélective, les hommes moins regardants. » Tout pareil qu'à la cantine, quand ils s'engouffrent une platée de pâtes pendant qu'on croquouille notre papillote de lotte. File-moi tes pâtes !
« Femme qui rit, à moitié dans son lit »
Mouais. « Le rire agit comme un tranquillisant naturel, explique Jean-Didier Vincent. Un homme qui fait rire une femme fait tomber chez elle les mécanismes de défense inconscients. » Et comme on le disait plus haut, laisse présumer une petite part d'intelligence.
Quand on aime (vraiment) son partenaire, on ne remarque personne d'autre
Vrai et faux. Encore très vrai pour nombre de femmes à notre époque. Et très faux pour beaucoup d'hommes... Selon le sociologue et journaliste italien Francesco Alberoni, dans « Je t'aime. Tout sur la passion amoureuse » (Ed. Pocket), la femme a l'habitude d'être « courtisée et désirée et puis (de) choisir, (de) dire oui ou non. Si elle est amoureuse, elle a déjà choisi et repousse les autres propositions. » Sans même un regard. L'homme, ce cochon, a un schéma de pensée opposé : « Il cherche et propose. Devenu amoureux, il voit dans toutes les femmes un reflet de celle qu'il aime... » En clair, il les mettrait volontiers toutes dans son lit pour nous rendre hommage ! Et ils n'ont trouvé que ça comme excuse ? Lamentable.
Impossible de tomber amoureuse si l'autre ne l'est pas
Vrai. « Le vrai amour est un jeu, un match de ping-pong entre deux cerveaux, compare Lucy Vincent. Quand il n'y a pas d'interaction entre les deux, c'est juste du désir. Quand on reçoit les premiers signaux, on en renvoie à l'autre et ainsi de suite... Une alchimie inconsciente s'opère, notamment grâce aux neurones miroirs, qui font que l'humain imite ce qu'il a en face de lui. C'est Narcisse. » OK, mais dans ce cas, on ne comprend pas bien pourquoi on reste parfois deux semaines à errer dans notre salon, le téléphone en bandoulière, en attendant le coup de fil d'un mec qui manifestement ne l'est pas, amoureux... Eh bien c'est simple : on est dans le désir de l'autre, ça c'est sûr, mais pas forcément dans l'amour véritable. Ca aide à relativiser, non ?
Un mot malheureux et paf, ça retombe !
Vrai et faux. Tout dépend de la période où il est prononcé. Si c'est au début de la relation, pas de problème, car en plus de rendre aveugle, l'amour rend aussi sourd. Par la suite, mieux vaut tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de l'ouvrir. Quand l'intellect remplace la biologie, on devient nettement plus critique (« mais quel débile, ce mec ! »). « C'est exactement comme un soufflé, s'amuse Jean-Didier Vincent. Pas de problème si on le pique quand il est encore au four. En revanche, si on plante la fourchette après la cuisson, il s'aplatit. » Un peu prosaïque comme image, mais assez parlant.
Les hommes matent tout ce qui bouge
Vrai. « L'homme est davantage sensible à ce qu'il voit, explique Jean-Didier Vincent. Son oeil et son cerveau inconscient cherchent immédiatement chez la femme les signaux de fertilité et de fidélité. » En général, gros seins, grosse bouche, et grosses fesses, bravo messieurs ! « La femme, elle, est davantage réceptive aux odeurs et au toucher. » Les bonnes techniques de séduction pas bien casse-tête, comme arborer un joli décolleté sont donc encore d'actualité. Ah, et on n'a même pas besoin de se forcer à être drôles, car si, nous, nous sommes séduites par des hommes qui ont de l'humour (= preuve d'intelligence) et séduisons par nos rires car ils se sentent tout à coup valorisés, eux ne sont pas du tout intéressés par les femmes drôles. C'est une psychologue américaine, Monica Moore qui l'a observé. Et ça ne l'a pas fait marrer...
On voit la vie en rose quand on est amoureuse
Vrai. « Dopamine, ocytocine, endorphines... toutes les sécrétions provoquées par le désir et l'amour rendent euphorique et biaisent la réalité », constate Lucy Vincent. « L'amour est comme une ivresse. Il mobilise le désir, donne un sentiment de bien-être et de toute-puissance, incite à l'action, à oser davantage », ajoute Jean-Didier, son mari. Ben oui, ils sont mariés, vous n'aviez pas encore compris ? Au fait, on ne leur a pas posé la question qui tue à eux : « Ca fait combien de temps que vous êtes ensemble ? Plus ou moins de 3 ans ? »
Caroline Henry _________________ janou |
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